samedi 23 août 2014

Ma deuxième session : l’automne 2014




L’orientation des étudiants internationaux

Après un vol sans anicroche le 17 août dernier, j’ai rejoint Dallas pour la semaine d’orientation des étudiants internationaux où je devais obligatoirement être. J’ai le bonheur de vous annoncer que je n’ai pas la tuberculose et que je peux étudier aux États-Unis (j’ai dû passer un test de tuberculose cette semaine...) !!!

Nous sommes un peu moins qu’une quarantaine de nouveaux étudiants internationaux à commencer cet automne-ci. Une femme vient du Kirghizistan, il y a un couple d’Israël, plusieurs Chinois, une Indonésienne et quelques pays africains. Très variée!

L’orientation générale des étudiants

Jeudi le 21 août, c’était l’orientation générale de tous les étudiants. Voici une photo de plus de 420 nouveaux étudiants qui commencent des programmes à l’automne 2014. 



Les beaux t-shirts bleus que nous portons sont à l’effigie du logiciel biblique Logos. C’est un logiciel de bibliothèque virtuelle avec un moteur de recherche très puissant qui permet de mettre toutes les ressources de ta bibliothèque en relation. Donc disons que tu veux recenser automatiquement un certain mot ou thème parmi tes ressources, Logos te permet de faire ce genre de chose. Logos et DTS ont un partenariat et tous les étudiants reçoivent une licence « gratuitement » et peuvent la garder si ils complètent leur programme de maitrise. Le logiciel me donne accès à environ $14,000 de livre et me fait sauver environ 700$ en livres que j’aurai dû acheter.

Ma session d’automne

Cette session, je fais 16 crédits, donc 4 de plus que la session dernière. Je serai très pris par mes études, mais c’est d’ailleurs exactement ce que je recherche. En ayant un rythme de 16-18 crédits par session, je pourrai graduer en décembre 2016 (mon programme est un total de 120 crédits, mais tous les crédits n’étant pas nés égaux, je prévois que ma session d’été 2016, où je ferai mon stage et ma thèse, devra être une session entre 6 et 10 crédits).

Donc présentement, j’ai 10% de ma maitrise de complétée. Durant les deux prochaines sessions, mes pensées vont se préciser à propos de ce que je vais faire comme stage et comme mémoire; le mémoire portera assurément sur un aspect de la foi évangélique au Québec et mon stage sera probablement au Québec.

Mes cours cette session-ci sont les suivants :
CE101 (3 crédits) - Processus éducatif dans l’Église : « une étude des processus éducatifs dans l’église locale, s’attardant aux buts, aux principes, au leadership, à la planification, à l’organisation et au curriculum d’un ministère biblique pour tous les groupes d’âges ».
NT103 (3 crédits)  - Grec intermédiaire : C’est là où le grec commence à être trippant, dans les deux premiers cours j’ai appris à le lire et le comprendre, et là on commence à faire de l’exégèse et à plonger profond dans la grammaire grec et la syntaxe.
NT113 (2 crédits) - Introduction au Nouveau Testament (NT) : « une étude historique de l’arrière plan et du canon du NT, une évaluation des critiques du NT et un examen des problèmes rencontrés à l’intérieur du NT. L’étudiant deviendra familier avec les écrits du premier siècle et il interagira avec les problèmes contemporains qui sont liés aux origines du Christianisme ».
PM101 (2 crédits) - Vie spirituelle : « Une étude des principes bibliques qui gouvernent le vrai caractère chrétien et le service, avec un accent sur la suffisance des provisions divines et les conditions de cœur nécessaire pour une vie sainte et la puissance spirituelle dans le service ».
PM102 (2 crédits) - Évangélisation : « Une étude des méthodes d’évangélisation personnelle et en groupe, en vue d’équiper les laïques pour l’évangélisation, d’utiliser l’église et les milieux paraecclésiastique pour l’évangélisation, le soin des nouveaux convertis et la formation de disciples, l’utilisation de l’apologétique et les problèmes contemporains en évangélisation ».
RSW100 (1 crédit) : Séminaire de recherche pour les étudiants internationaux.
ST101 (3 crédits) - Introduction à la théologie : « l’étude de la nature, de la méthode et des sources de la théologie ; la révélation, l’inspiration, l’autorité, la suffisance, l’inerrance et la canonicité de la Bible; aussi l’étude de l’herméneutique théologique, incluant une introduction au dispensationalisme ».
SF100 : Formation spirituelle - l’identité. « Formation spirituelle » n’est pas un cours à crédit, mais il est requis pendant deux ans. En d’autres mots, c’est un petit groupe de 5 à 7 personnes qui se rencontrent deux heures par semaine pour cheminer ensemble dans ce voyage spirituel, pour s’encourager et pour s’aiguiser les uns les autres. En automne, le cours est « une réflexion sur une compréhension adéquate de l’identité du chrétien; son identité en relation à Dieu, à lui-même, au corps de Christ et au monde comme étant le précurseur du développement d’une vie en communauté authentique ». En d’autres mots, savoir qui tu es comme chrétien pour vivre de façon cohérente avec les autres.

Ce sera une session passionnante. J’ai hâte de recommencer, puisque qu’il n’y a pas d’autres raisons pour ma présence à Dallas que ceci.  

Alors que je lisais dans le Nouveau Testament ce matin, je veux faire écho à ce que l’apôtre Paul disait à Timothée, un jeune pasteur, à propos du but d’étudier la Bible dans le but de l’enseigner aux autres :
1 Tim 1 :5 « Le but de ces instructions, c’est un amour qui provienne d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sincère. »
C’est l’idée derrière le slogan de mon séminaire :
« Teach Truth, Love Well »
« Enseigner la vérité, Aimer gracieusement »

Alors que j’étais au souper d’accueil des étudiants vendredi soir, une employé du séminaire racontait comment Dieu utilisait les 15,000 gradués du séminaire à travers le monde. C’était vraiment pâmant d’entendre tous ces témoignages, avec des histoires vraiment « folles » (dans le bon sens) comme un partenariat officiel avec le gouvernement chinois pour la formation des leaders de l’Église chinoise ou encore la fondation d’un séminaire évangélique en Jordanie pour former des leaders chrétiens au Moyen-Orient (et oui!). Dieu est au travail partout dans le monde et c’est réjouissant!

Requête de prière :

-Mes sorties d’évangélisation avec City Church (tous les samedi après-midi)
-Mes apprentissages à DTS
-L’arrivée de mon co-chambreur, Dave Peters, vendredi prochain

Si vous avez des requêtes de prière que vous aimeriez me partager, je serais plus que content de prier pour vous. Si vous voudriez prier avec moi, je serais plus que content de prendre du temps pour le faire par Facetime/Skype. Vous pouvez me rejoindre par Facebook ou encore à <caron.marc.andre.bible@gmail.com>.

Merci pour vos prières et votre support,

Marc-André Caron

lundi 18 août 2014

Quand Dieu passe ton cœur à l’attendrisseur à viande - De retour de vacances pour mon deuxième semestre







Quand Dieu passe ton cœur à l’attendrisseur à viande - De retour de vacances pour mon deuxième semestre



   De Dallas à Arvida


La semi-pleine lune qui m'accueillait à mon  retour à Arvida
J’ai fini mon examen final de « grec 2 » (NT102)  le 6 août au matin, et le soir un camionneur et frère dans le Seigneur du Saguenay qui passait par Dallas m’a embarqué afin de me ramener au Saguenay. Nous sommes descendu vers le Sud du Texas pour ensuite remonter les États-Unis à travers le Mid-Ouest, ce qui m’a amené à être à Montréal dimanche en soirée. Là, j’ai embarqué avec un ancien collègue de l’UQAC qui se rendait jusqu’au Royaume. Donc lundi vers 1:30 AM j’étais finalement de retour à Arvida après un périple de 4 jours. 
 Alors que je marchais le 5 minutes de distance séparant là où je me suis fait déposer et ma maison, j'étais plein de gratitude, remplis d'émerveillement par la beauté des circonstances dans lesquelles je me trouvais. Le ciel clair illuminé par une lune splendide, une soirée chaude au vent rassurant et une terrible fatigue qui goûtait bon de par le grand repos qui s'en venait. Cet égoportrait (le français pour selfie) résume les émotions contradictoires entre l'écoeurantite de 4 jours dans un camion et la joie de revenir à la maison sous un ciel magnifique.
Je veux déclarer solennellement que j’ai un respect renouvelé pour tous les routiers de ce monde qui font de longues heures dans leurs camions. Parce que commencer à rouler à 4:30 du matin et déjeuner à 15:00, ce n’est pas nécessairement évident.

 Une semaine relaxe à la maison

J’ai passé la semaine chez mes parents à Arvida principalement à me reposer et à voir des ami(e)s! Ce fut un plaisir évidemment de me lever à 6:00 le premier jour pour faire le travail de jardin que mon père avait préparé d’avance pour moi (un classique). C’était rafraichissant pour moi de revoir mes amis et mes frères et sœurs de l’église.

 Camp 18 et + au Camp Brochet

J’ai terminé mes vacances estivales en allant à la fin de semaine des jeunes adultes au Camp Brochet. Je suis grandement encouragé de voir comment Dieu travaille dans ma vie et dans la vie des jeunes adultes du Québec. C’était à la fois exaltant, mais meurtrissant.

 Exaltant et meurtrissant, ou quand Dieu passe ton cœur à l’attendrisseur à viande

Je regarde en rétrospective ce premier semestre de séminaire et c’est la dualité de ces deux mots (exaltant et meurtrissant) qui résument ce que j’ai vécu jusqu’à présent. Le mixte de ces émotions tantôt contradictoires se comprend bien par l’image de l’attendrisseur à viande. Ça « fesse », mais tu sens qu’il y a un but.
 Exaltant, parce que je suis en extase devant Dieu mon Père céleste. Pouvoir être plongé dans ses œuvres et dans sa Parole à longueur de journée t’amène à l’adorer et à reconnaitre l’infinie richesse qui est en lui.  Le connaitre davantage augmente constamment mon amour pour lui.
Quand Blaise Pascal parle d’un « vide en forme de Dieu » dans le cœur de l’homme qui ne peut être comblé par lui, je sens que je comprends son affirmation, parce que la joie véritable se trouve en Dieu qui comble nos affections les plus profondes. Je cite Jésus à cet effet : « celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4:14).
Une autre chose exaltante, c’est de voir que Dieu est à l’œuvre. Je me rappelle constamment de sa provision miraculeuse pour mes études ici au séminaire et je vois comment il est à l’œuvre dans une variété de circonstances. Je pense à moi personnellement; à toutes ces rencontres spéciales lorsque je vais présenter l’évangile avec mon église (un sujet en lui-même!). Je pense aussi à mes amis au Québec tels que ce fut le cas au Camp Brochet en fin de semaine. Je pense aux gens dont les profondes blessures du passé sont guéris par le nom de Jésus et qui se consacrent ensuite à être des agents de réconciliation sous le nom de leur sauveur. Je pense à la situation de l’Église mondiale et au royaume qui progresse.  
Est-ce que ce que je dis ici (que Dieu est exaltant) fait du sens pour toi? Cherche Dieu et tu le trouveras. Il se révèle à ceux qui le cherche de tout leur cœur.
Meurtrissant, parce que la proximité à la Parole de Dieu c’est quelque chose de meurtrissant. C’est douloureux, mais c’est bon.
Quand je lis la Parole en français ou en anglais, je peux lire parfois à grande vitesse sans m’attarder à penser à tous les mots ou le sens des vérités. Un bénéfice marginal du grec fut de me forcer à pauser et à lire très lentement le texte. En fait, je n’avais pas vraiment le choix, parce que je ne comprenais pas !
Donc ma lecture de la Parole se faisait par une traduction lente et fastidieuse, mais alors que je finis de mettre les derniers mots en place et de décoder la syntaxe, c’est là où le poids des vérités de la Parole pèse lourd sur mon âme et qu’elles descendent jusque dans les profondeurs de mon cœur pour révéler la magnitude de mon péché et de mes insuffisances. Plus je m’approche du Dieu parfait,  plus je vois clairement mes imperfections. Chemin faisant, mon cœur s’attendrit et les barrières de justifications que je m’érige autour de celui-ci s’élident.
Ceci me vient en toutes sortes d’occasions : je pense à la fois où j’ai aidé un sans-abri âgé boiteux qui est tombé de tout son poids sur le sol (en vérité; en le voyant 15 minutes plus tard partir en ambulance alors que j’avais poursuivi mon chemin, juste comme le sacrificateur et le lévite de l’histoire du bon samaritain (Luc 10:25-37)), en traduisant mon nouveau testament grec, en chantant des louanges à l’église, en priant, en classe alors que nous discutions des implications de points de grammaire grecs et en partageant l’évangile avec mon église. Dieu remue mon intérieur, il meurtrie mon cœur. C’est douloureux, mais c’est bon. « En effet, la nature humaine a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit a des désirs contraires à ceux de la nature humaine. Ils sont opposés entre eux, de sorte que vous ne pouvez pas faire ce que vous voudriez. » (Gal 5 :17).
Tu réalises la grandeur de Dieu, tu vois tes insuffisances et ton cœur est frappé par l’attendrisseur à viande. Tu es meurtri, mais Dieu ne gaspille pas la souffrance de ses enfants. Et tu sais qu’il travaille toujours pour le bien de ceux qui sont appelés son dessein. Dans tout ceci, je me sens souvent perdu. « Que dois-je faire? ». Mais j’ai confiance que Dieu m’amènera là où il veut que je sois. Il n’y a pas de défaitisme ou de « face d’enterrement » constante, parce que la croix de Christ est triomphante et c’est par celle-ci que je suis conduis. Ça fait mal, mais c’est bon et c’est aussi d’une joie intense.
 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés (Rom 8 :37).

Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l'odeur de sa connaissance! (2 Co 2 :14)
 Αμήν  
(amen !!!)
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C’est avec beaucoup de reconnaissance à Dieu que je réfléchis sur ce premier semestre qui vient de se terminer. Je vous remercie de votre support indéfectible, de votre amour et de vos prières. Je vous parle ce samedi de la session qui débutera en automne.

Ma requête de prière cette semaine : que je sache dans quel ministère m’investir à City Church International. 

Si vous avez des requêtes de prières, n'hésitez pas à m'écrire ici (caron.marc.andre.bible@gmail.com) ou sur facebook.

Bonne semaine.

samedi 2 août 2014

Si Dieu est vraiment en charge et connecté à toutes les souffrances du monde, pourquoi est-il si capricieux et injuste?



Comment réconcilier la tension entre le mal et la souffrance et l’existence d’un Dieu parfaitement bon?

Quelle est la pertinence de Jésus-Christ?

Quel est le sens de la croix?

Quelle est la différence entre Jésus-Christ et les autres religions?

Qu’est-ce qu’un chrétien?

Pourquoi Jésus est-il mort?

Comment un chrétien devrait conduire sa vie?

La croix de Jésus-Christ apporte des réponses à toutes questions.


« La croix de Jésus-Christ », par John Stott

Mon titre est une citation de Philip Yancey, lui-même cité par John Stott dans « La croix de Jésus-Christ ». C’est un livre d’abord publié en 1986, puis révisé en 2006, par l’auteur John Stott (1927-2011). Stott était un prêtre anglican et il fut l’un des leaders évangéliques les plus influents du 20e siècle. J’ai lu durant l’été sa biographie autorisée et trois de ses livres, dont « la croix de Jésus-Christ », que j’aborde ici. Le livre est à mi-chemin entre un ouvrage populaire et un ouvrage érudit de théologie. Il est endossé par plusieurs comme étant un classique.

John Stott est un auteur particulièrement cultivé et quand tu le lis tu ne souffre pas de l’accuser d’obscurcir des évidences ou d’éviter les controverses. Au contraire, Stott met de l’avant les difficultés apparentes du message et répond tout au long de son livre aux objections de l’humanisme athée et des différentes traditions théologiques et il raisonne avec ces courants pour montrer comment la croix, dans son sens biblique (c’est-à-dire tel que présenté dans la Bible par la synthèse de tous les passages qui s’y rapportent), représente LA réponse aux questions existentielles que l’humain peut se poser. Tout n’est pas répondu (ce serait ambitieux en 380 pages...), mais le livre est une proclamation claire et détaillée de la vision du monde de tous chrétiens qui se réclament de l’autorité de la Bible.

Si tu souhaites (1) approfondir ta foi ou encore (2) connaitre la vision du monde des chrétiens (et non pas la caricature que l’on peut s’en faire ou encore la honte que nous apportons au nom de Jésus-Christ en ne vivant pas à la hauteur de ce qu’il appelle les chrétiens à être), c’est un ouvrage que je recommande vivement. En fait, en excluant la Bible, c’est le livre qui, à mon sens, présente et défend l’évangile et ses implications de la façon la plus claire et la plus détaillée.

Donc quel est l’argument du livre?

L’argument du livre, comme son titre l’indique, c’est la croix. La crucifixion de Dieu le Fils. Stott présente la croix comme étant le centre de la foi du christianisme historique. Il résume le message de cette façon :
« c’est en Christ et par Christ crucifié, que Dieu s’est substitué lui-même pour les humains en portant nos péchés, mourant à notre place la mort que nous méritions de mourir, afin que nous puissions être restauré en sa faveur et adopté dans sa famille ».
Cet énoncé de foi est le cœur la bonne nouvelle des chrétiens, et Stott, dans « la Croix de Jésus-Christ », avance que c’est justement avec le point de vue de la colline du Calvaire que toutes les questions précédemment citées peuvent être répondues.

Je veux prendre le peu de place que je me donne dans mon blogue pour résumer les grandes lignes de sa réponse (ce qui n'est qu'un chapitre du livre).

D’abord, accordons nous pour dire que tout le monde a une vision du monde. Elle peut être réfléchie, héritée et changeante, mais tout le monde en a une. Quoiqu’elle soit, ta vision du monde dicte ta compréhension de la souffrance. Pour certains, la souffrance n’a pas de sens, tout comme l’existence n’a pas de sens. Mais pour ceux qui suivent Christ, tout à un sens. Ainsi, est-il de la souffrance.

Stott liste 6 raisons bibliques qui apportent une réponse au problème de la souffrance, rappelant au passage qu’un livre entier de la Bible, le livre de Job, traite de la souffrance et de son apparente absurdité dans ses 42 chapitres. 

Sa sixième raison, et la plus magnifique, c’est que les souffrances du Christ sont reliées aux nôtres.
Rappelons les charges contre Dieu:
  •  « Si Dieu est vraiment en charge, et connecté à toutes les souffrances du monde, pourquoi est-il si capricieux et injuste? »
  • « Parfois on se représente Dieu entrain de se prélasser, peut-être même assoupi, dans un genre de chaise longue céleste, pendant que des millions d’affamés meurent de faim. »
  • « Est-ce que Dieu est un sadique cosmique? »
Stott répond: 
« C’est cette terrible caricature de Dieu que la croix brise en miettes. On ne devrait pas envisager Dieu sur une chaise longue, mais sur une croix. Le Dieu qui permet que nous souffrions a souffert par le passé lui-même en Christ ». Il poursuit en détails en expliquant comment Dieu souffre avec nous aujourd’hui dans son saint amour éternel.
  
« Je ne pourrais pas moi-même croire en Dieu si ce n’étais pas de la croix. Le seul Dieu dans lequel je crois, c’est celui que Nietzsche ridiculise en tant que « Dieu sur la croix ». Dans un monde de douleur, comment pourrions-nous adorer un Dieu qui en est immunisé? ». 

Ensuite Stott met en parallèle les Bouddhas impassibles, les jambes croisés et les yeux fermés, avec le Christ solitaire, tordue et torturée sur une croix, les clous perçant ses pieds et ses mains, le dos lacéré et ses membres étirés, son scalpe déchiré par les épines, sa bouche intolérablement asséché et plongé dans l’obscurité de l’abandon du Père. 

 « C’est le Dieu pour moi! » dit Stott. Il a laissé de côté son immunité à la douleur. Il est entré dans notre monde de chair et de sang, de larmes et de mort. Il a souffert pour nous. Nos souffrances deviennent maniables à la lumière des siennes. 

Il y a encore un point d’interrogation à côté de la souffrance, mais au-dessus il y a une autre marque, la croix symbolisant la souffrance divine.

Ainsi, en montant la colline du Calvaire, on gagne un point de vue sur toutes les tragédies de la vie. La croix ne résout pas le problème de la souffrance, mais elle fournit la perspective essentielle par laquelle nous pouvons regarder à celle-ci.

Si Dieu est bon, pourquoi le mal n’est-il pas anéanti?
La Bible dit plutôt : Parce que Dieu est bon, il jugera le mal et le détruira. Puisque chacun d’entre nous est pécheur, chacun d’entre nous est donc une partie du problème, de ce qui devrait être anéanti. Mais Dieu prouve son amour envers l’humanité en ce qu’il a porté lui-même la condamnation personnelle des humains sur la croix. La croix du Christ, ce sont mes fautes à moi qui ont cloué Jésus dessus. Ce sont les tiennes aussi. La croix c'est la substitution du Fils à la place des humains, afin que ceux-ci puissent être justifiés devant Dieu. Tous peuvent recevoir le pardon que le Christ a acquis à la croix; c’est un cadeau gratuit qui se reçoit par la foi, à tous ceux qui le demande.

Vue de cette façon, la croix est un message de pardon, de rédemption, de réconfort et porteur de sens. Ce n’est pas qu'une lunette d’approche pour vivre une bonne vie. Je crois plutôt que c’est LA vie. Que c’est la réalité absolue. 

Donc non, Dieu n'est pas injuste ni capricieux. Dieu est profondément peiné par toutes les souffrances, les larmes et le péché qui souillent l'humanité. Il en est tellement peiné qu'il s'est incarné en homme pour mourir sur une croix afin de réconcilier les humains à lui par sa mort, en servant de substitut pour nous qui sommes pécheurs. Se faisant, il amène la vie éternelle à ceux qui placent leur foi en lui, et il amène la guérison à tous ceux qui ont le cœur brisé, peu importe la raison. 

Quant à moi, ça m'amène à l'adoration.

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 Quelques nouvelles

-Je suis dans ma dernière semaine de ma session d’été. Il ne me reste qu’un examen final de grec à faire, après quoi je reviendrai au Québec entre le 10 et le 17 août. Je serai au Camp Brochet le 15 et le 16 août.
-Requêtes de prière : 1) Ministère d’évangélisation avec City Church, 2) Choix de ma thèse de maitrise, 3) Choix de mon profile de maitrise.
-Merci encore de votre soutient, de votre intérêt, de vos prières, de votre amitié. Vous êtes un encouragement très important et vous me pousser à me dépasser chaque jour dans mes études ici. Merci de m’écrire et de vous intéresser.

Marc-André  


Ps:

-Vous comprendrez que ce court article n'est pas une tentative de répondre à toutes les questions que soulèvent ce sujet. Je peux penser à au moins une dizaine de questions importantes que les affirmations précédentes soulèvent, cependant ce n'est pas le but de ce blogue que d'être une encyclopédie. Mon point est le suivant: Dieu n'est pas un grand-père barbu loin dans le ciel, mais il est mort crucifié et il fut ressuscité pour que le problème du mal puisse être réglé.  

-Veuillez me pardonner parce que j'utilise ici les termes "souffrances", "mal" et "douleur"  avec un certain manque de rigueur (ils ne sont pas la même chose, mais je n'en ai pas vraiment fait la distinction ici.

samedi 26 juillet 2014

Entrevue avec un futur missionnaire/traducteur au Nigeria



Juan Navarro Martinez



Je veux vous présenter un de mes potes du séminaire. Juan veut être missionnaire et il fait actuellement deux maitrises, l’une en études bibliques et l’autre en exégèse et en linguistique.

À long terme, il aimerait traduire la Bible au Nigeria parmi un des peuples qui n’ont pas encore accès à la Parole de Dieu dans leur propre langue. Parmi les 500 langues différentes du pays, la Bible n’est traduite que dans une vingtaine.

Nom : Juan Navarro Martinez [à prononcer Rou-Ann Navarro Martinaisse]

Originaire de : Albacete, Espagne

Âge : 27 ans.

Programme : Maitrise en études bibliques et maitrise en exégèse biblique et linguistiques

Marc : Juan, raconte nous les événements principaux de ta vie et de ta relation avec Jésus qui t’ont amené à vouloir être missionnaire.

Juan : J’ai grandi dans une famille qui fréquentait une petite église évangélique. J’ai rencontré Jésus à l’âge de 13 ans. Le pasteur prêchait et je ne sais pas exactement comment, mais j’ai juste compris le message de l’évangile. J’ai compris que Dieu m’avait tellement aimé qu’il avait donné son Fils unique pour qu’il porte mon péché par sa mort la croix et que par la foi en sa résurrection je pouvais être réconcilié avec Dieu et obtenir la vie éternelle.

Marc : comment s’est passée ta vie chrétienne durant l’adolescence?

Juan : De l’extérieur, tout avait l’air beau, non pas parce que je craignais Dieu, mais parce que je craignais mes parents.

Juan est célibataire les filles!
Ilya (qui s’adonnait à être là durant l’entrevue) : Ce qui est une chose profondément chrétienne (sarcasme).

[...]

Marc : Qu’est-ce qui a fait en sorte que ta foi passe de la religion de tes parents à une foi personnelle?

Juan : Il n’y avait pas de groupe jeunesse à mon église. Alors à 14 ans, j’ai commencé à fréquenter un petit groupe où l’on priait et où on lisait la Parole ensemble. Parce qu’il n’y a pas de beaucoup de chrétiens [évangéliques] en Espagne, ça m’a vraiment fait du bien de pouvoir rencontrer des amis Chrétiens et de vivre la Parole de Dieu avec eux. Ce fut pendant ce temps que j’ai commencé à croître spirituellement. Puis, à 17 ans, j’ai décidé de me faire baptiser.

Après ça, j’ai quitté la maison pour aller à l’Universidad de Jaume I pour étudier en traduction et en linguistique. Sur environ 20 000 étudiants, il y avait peut-être 3 ou 4 croyants.

Marc : Et comment l’idée de devenir missionnaire a-t-elle germé dans ton esprit?

Juan : En 2006/07, j’ai étudié outremer en Oklahoma [Sud des États-Unis]. À ce moment là de ma vie, je ne connaissais rien de la mission, même si j’avais déjà fait des « voyages missionnaires » à l’intérieur de l’Espagne. En Oklahoma, j’ai rencontré des missionnaires de carrière et je suis allé à une conférence sur la mission. Donc tranquillement, j’ai commencé à penser à cette avenue et j’ai aussi expérimenté cet aspect de la vie chrétienne en faisant un cours voyage d’une semaine au Mexique, à Ciudad de Juarez, sur le frontière, l’une des villes les plus dangereuses au monde.

Je savais déjà que je voulais servir Dieu à temps plein, alors j’ai commencé à sérieusement considérer la mission.
 
Marc : Comment as-tu su que Dieu t’appelait à le servir à temps plein?

Juan : Je le sais depuis que je suis jeune. Je ne peux pas te donner une réponse scientifique tangible, mais je l’ai toujours su. L’un des anciens [un ancien est un responsable d’église; un pasteur] de mon église m’a parlé de l’organisme missionnaire Wycliffe.

Marc : Qu’est-ce que Wycliffe Juan?

Juan : Wycliffe est une organisation missionnaire dont le but est d’assurer que tous les groupes linguistiques sur Terre puissent avoir accès aux Écritures dans une langue qu’ils peuvent comprendre.

Marc : Et ça t’a intéressé?

Juan : Oui, j’étais en traduction à l’université, alors je pensais que ce serait un mélange parfait pour moi... la mission et la traduction! C’était durant ma dernière année d’université.

Donc, j’ai gradué de l’université et je suis déménagé à Houston et j’ai commencé à travailler comme enseignant d’espagnol. J’ai fait un peu d’argent et c’était bien, mais ce n’était pas ce que je voulais faire. Je suis retourné en Espagne et je ne trouvais pas d’emploi, parce que l’économie ne roulait vraiment pas [on est en 2010, donc dans le marasme de la crise de 2008...]. Et je savais que ce n’était pas ce que je voulais faire dans la vie, alors j’ai commencé à regarder pour des programmes de traduction de la Bible. Wycliffe avait un programme très abordable en Espagne, dans un château dans les montagnes! Mais cette année là, ils n’offraient pas le programme.  

En regardant sur le site de Wycliffe, j’ai vu que le programme se donnait aussi en collaboration avec le Séminaire Théologique de Dallas et le Graduate Institute of Applied Linguistics.

J’ai appliqué à DTS, j’ai été accepté, mais je n’ai pas eu de bourse d’étude du séminaire, toutefois le Seigneur a pourvu à mes besoins! J’ai reçu deux bourses d’études venant de l’extérieur du séminaire (dont une fondation chinoise), différents emplois et mêmes des chèques par la poste!

Marc : Donc tu as complété 1 an de linguistique appliquée et tu termines cette année un autre 3 ans de séminaire. Qu’est-ce qui t’attend ensuite?

Juan : Je ne sais pas vraiment. Seulement Dieu le  sait. Il y a une possibilité que je demeure un an aux États-Unis pour travailler pour une Église, qui ensuite me supporterait financièrement comme missionnaire pour aller traduire la Parole.

Une autre possibilité serait d’aller directement en Afrique avec Wycliffe, mais dans cette perspective je dois amasser mon support financier moi-même. Si tu procèdes de cette façon, tu dois t’appuyer sur le Seigneur à chaque jour et tu te souviens constamment que c’est Dieu qui pourvoit, mais en même temps c’est assez désagréable de ne pas avoir de sécurité financière. Mais sommes-nous appelé à avoir une sécurité financière? Je ne pense pas. Le « Notre Père » parle de « notre pain quotidien », pas de « notre pain annuel ».

Une autre possibilité serait d’aller en Guinée équatoriale [Afrique de l’Ouest] pour joindre une équipe de traducteurs déjà présente là-bas. Je crois que c’est probablement ce qui va arriver à court terme, mais je ne sais pas vraiment; je suis ouvert.

À long terme, je veux aller au Nigeria, même si c’est un pays principalement musulman. Au Nigeria, il y a plus de 500 langues et il n’y en a qu’une vingtaine qui ont accès à une traduction complète de la Bible.

Marc : Qu’est-ce qui te motive dans tout ceci?

Juan : La pensée de ne pas avoir la Bible dans ta langue. La langue qui parle à ton cœur, c’est ta langue maternelle et c’est comme ceci pour toutes les nations dans le monde. Je crois que tout le monde devrait avoir la chance de répondre à l’évangile dans une langue qu’ils peuvent comprendre.

Il y a aussi plus que l’aspect traduction biblique. Il y a du développement communautaire, l’alphabétisation, l’implantation d’églises et plusieurs aspects de justice sociale. Par exemple, avec Boko Haram au Nigeria, il y a une grande quantité d’orphelins.

Marc: Boko Haram, ça ne t’effraie pas?

Juan : Si tu y penses, oui c’est terrifiant. C’est quelque chose comme une douzaine de meurtres par jour. Ma foi est en Dieu, et c’est tout ce qui compte.

J’ai lu le témoignage de Marilyn Laszlo, une femme célibataire qui a quitté son emploi d’enseignante pour aller en Papouasie-Nouvelle-Guinée au travers des serpents venimeux, des crocodiles et des tribus locales pour aller traduire la Bible et annoncer l’évangile, pendant 24 ans. Voici une de ces citations qui résume bien ce que j’en pense : « l’endroit le plus sûr où tu puisses te trouver c’est au milieu de la volonté de Dieu ».  Donc d’un côté c’est effrayant, mais de l’autre cette femme a raison. Donc je veux le faire. Il y a d’autres endroits qui semblent plus attirants et sécuritaires, mais c’est au Nigeria que Dieu m’appelle, et ainsi c’est là où j’irai!


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Juan est définitivement un bonhomme inspirant et c'est aussi ça le séminaire, rencontrer des gens avec des résolutions extraordinaires. 

De mon côté, tout baigne dans l'huile. Dans les prochains 10 jours, je finis ma session avec deux gros examen de grec, puis ensuite je serai au Québec pour une dizaine de jours!!! 

Requêtes de prière: 1- discipline personnelle, 2- future spécialisation (mon profile de maitrise), 3- le choix de mon sujet de thèse de maitrise, 4- mes implications avec mon église. 

Merci à tous de votre support, de vos prières et de votre intérêt,


Marc-André Caron




samedi 19 juillet 2014

Un aveugle au séminaire?

Alors que j’emménageais dans le Washington Hall (le nom de mon appartement), j'ai trouvé drôle de voir les écriteaux sous-titrés en braille. Je me disais: "qu'est-ce qu'un aveugle ferait dans un séminaire?" Parce que la principale chose que l'on fait au séminaire, c'est de lire. Chose assez difficile à faire sans vision.

La semaine passée mon collègue au bureau de poste était justement un aveugle, un très charmant monsieur dans la soixantaine. Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre qu'il était un gradué de DTS et qu'il avait obtenu son Th. M. en 1992. Sans vision, il a réussi à apprendre à traduire le grec koinè et l’hébreu biblique, à lire la quantité de lecture requise pour un niveau de maitrise (principalement au travers d'audio-cassette, de braille et de collègues étudiants qui lui lisaient) et à rédiger ses dissertations.

Alors qu'il m'expliquait comment c'était ardu de lire du grec avec du braille et comment il s'y prenait pour parvenir à faire ses lectures, j'étais tout simplement abasourdi. La moquerie interne que j'avais entretenue à propos des écriteaux brailles venait d'être réfutée par sa résolution indivisible à accomplir l'impensable et à faire ce que peu ont même imaginé être capable de faire dans des conditions normales. Et toute cette résolution était enracinée dans un amour profond et sincère pour le Christ, qui le pressait de faire ceci comme un service raisonnable.

Et il n'était pas le premier. Dans son année, il m'a dit qu'il y a eu quelque chose comme 7-8 aveugles qui ont gradué et qu'il y en avait eu un précédemment dans les années 70.

J'ai trouvé que c'était extrêmement inspirant. C'est un exemple qui m'encourage à avoir de l'ambition.
En même temps, c'est un exemple qui remplit d'humilité et qui recentre nos maux quotidiens. C'est en effet bien difficile de se plaindre d'une tâche scolaire quand tu as deux yeux pour l'accomplir alors que quelqu'un avant toi la faite "les yeux fermés".

Et ce n'est pas comme si il avait toujours été sans vision. Il l'a perdu progressivement à partir de 10 ans alors qu'à cette époque le diabète ne se contrôlait pas aussi bien qu'aujourd'hui. Mais il ne s'est jamais laissé abattre.

En fait, sa vision n'était pas son seul problème de santé. Il en avait plusieurs autres. Mais, il n'y avait en lui aucune racine d'amertume ni aucun cynisme envers la vie, les autres et Dieu. En fait, il articulait sa douceur (il allait souvent tester sa "sweetness"- jeu de mot avec son diabète) autour de la valeur qu'il avait comme être humain aux yeux de Dieu. 

Comment mon ami a-t-il servi l'Église suite à sa graduation? Il a été chapelain dans un hôpital pour plusieurs années, puis il a été pasteur associé et il est actuellement retraité, mais toujours activement impliqué dans son église locale, principalement au travers de l'école du dimanche.

Quelques nouvelles

  • Je serai de passage au Québec entre le 11 (la date est floue) et je prendrai l'avion le 17 août au matin de Québec vers Dallas. Je me suis réveillé au milieu de la nuit en pensant au billet d'avion pas cher que je n'avais pas acheté la veille à partir de Burlington (Vermont), pour finalement voir qu'il n'était plus disponible. Je regarde d'autres gros aéroports et tous les prix sont gonflés de plus 100$. Je me tourne vers Québec et je vois que le prix est le même que celui que j'avais pensé acheté à partir de Burlington, à la différence que c'est 5h d'auto plus proche, ce qui est se prend bien. 
  • La fin de session arrive (officiellement je finis le 8 août). 
  • Requête de prières: que j'aie du discernement pour le choix d'un stage, le choix de mes implications dans mon église locale et le choix de ma spécialisation de maitrise. Je rencontre une conseillère pour ce dernier point lundi prochain.

Merci encore de votre intérêt, de vos prières, de votre soutient et de votre amitié,

Marc-André Caron. 


samedi 12 juillet 2014

La fois où j'ai eu des punaises de lit

Quand ma mère a su que j'allais au Texas, elle a dit: "tu vas avoir des punaises de lit!". Elle m'en a reparlé il y a deux mois.

4 piqures de punaises de lit
Tout a commencé il y a deux semaines quand j'ai reçu gratuitement un lit superposé et un matelas venant d'un autre appartement. Après deux ou trois jours, je commence à avoir des démangeaisons et des plaques circulaires rouges sur la peau: je me dis que dormir avec un moustique du Texas c'est peut-être ça que ça fait. Les nuits se suivent et je cumule des piqures et je commence à douter franchement que ce soit un moustique, parce qu'il y a toujours bien des limites! Simultanément, mon air climatisé explose.

4h du matin dans la nuit du 5 juillet, il fait environ 27 dans mon appartement, je me réveille détrempé et j'arrache de mon cou une punaise de lit bien gonflée de mon sang. Après un petite recherche Internet, je découvre que j'ai des colocataires. Ce qui est bien avec les punaises de lit, c'est que tu dois dormir dans ton lit, sinon elles te suivront et iront infester ailleurs. J'ai dû attendre jusqu'à jeudi pour que mon appartement soit traité. S'endormir en étant à la fois dégoûté de son propre lit et en sachant qu'on sera visité au cours de la nuit, c'est d'un plaisir sans pareil!
(Tout est ok maintenant...)

Le Christianisme c'est Christ

Qu'est-ce que ça veut dire d'être un chrétien? Est-ce que c'est être un catholique romain, un baptiste, un orthodoxe, un frère? À plusieurs reprises, les Églises ont entâché le nom de Jésus-Christ en l'associant à la pédophilie, à l'hypocrisie, à l'abus de pouvoir, à l'obscurantisme, à la condemnation, ou à toutes sortes d'expériences négatives, etc.

J'avance que l'on ne devrait pas juger Jésus sur la base des écarts de ceux qui se réclament de lui. Je crois que l'on devrait juger Jésus sur la base de ce que l'on peut connaitre de lui, c'est-à-dire par la Bible. En allant à sa rencontre, tu risques de vivre quelque chose de bouleversant. Tu ne seras plus préoccupé par l'aspect un peu fou des religions, et tu découvriras une personne vivante. Mieux encore, tu connecteras avec le créateur de l'univers.

Le Christianisme, c'est Christ. Quand tu te présentes devant la Bible pour connaitre qui Jésus est, ce qu'il a fait et ce qu'il peut faire, tu es frappé de la puissance des Paroles et de la vie de cet homme. Puis il y a plus, c'est n'est pas qu'un homme, c'est Dieu fait homme.

En étant Dieu, il a apporté le meilleur à l'humanité: "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14:6)". Si tu veux voir Dieu, regarde le Christ. Il est l'image de Dieu le Père. C'est par lui que tu peux connaitre Dieu et avoir la joie incroyable qui provient d'une relation réelle avec Dieu.

En étant un homme, il a pris sur lui de pire l'humanité: le péché et ma condamnation qui me séparait du Père.

Pour toi qui est Jésus-Christ? C'est la question la plus importante à se poser. Cette semaine je vais lire au travers de l'évangile de Jean de façon assez rapide, afin de m'imprégner d'une vue d'ensemble de qui Jésus était. Et je sais que je vais être frappé parce que je vais découvrir des pépittes de vérité absolument fantastiques parce que la Bible est un livre vivant qui te révèle qui est Dieu. Je garantis qu'aller à la découverte de Jésus en est une qui frappe.

Je t'invite à lire l'évangile de Jean cette semaine (ou dans les prochaines semaines) et à m'écrire pour me dire ce que tu as pensé du Christ. Si tu veux une Bible papier, écris moi aussi pour que je m'arrange pour que l'on t'en fasse parvenir une.

Donc qui dis-tu que Jésus est? Je crois c'est la question la plus fondamentale à se poser. S'il te plait ne le juge pas selon ce que tu connais des religions ou de tes expériences avec les églises, mais juge le selon ce que l'on peut connaitre de Dieu. Tu découvriras tellement plus.

Nouvelles en vrac

En cours: du grec en action
  • J'ai reçu de la visite du Québec cette semaine! Un camionneur (et frère dans le Seigneur) en liaison régulière avec le Sud des États-Unis et sa fille sont venus passer un peu de temps à Dallas et nous avons passé une soirée ensemble. Définitivement rafraichissant de parler  français. 
  • J'ai commencé à travailler au bureau de poste. Cette semaine j'ai fait un peu moins de vingt heures. D'autres semaines je ne travaillerai pas du tout. C'est un emploi ponctuel selon les projets qui doivent sortir. Donc ça me garanti un petit revenu sans que trop de temps soit consommé. 
  • La température commence tranquillement à s'installer au dessus des 100 degrés Farenheit.... Heureusement mon air climatisé a été réparé. 
Merci de votre intérêt et de votre support,

Marc-André 



samedi 5 juillet 2014

Le parfait indicatif: le Euréka d'Archimède et le dernier mot de Jésus - du fun grammatical grec



Le parfait indicatif: le Euréka d'Archimède et le dernier mot de Jésus 
-Du fun grammatical grec

Je veux vous donner une petit aperçu de ce à quoi peut servir d’apprendre le grec pour l’étude du Nouveau Testament.

En grec, on utilise l’indicatif parfait lorsqu’une action vient tout juste de se terminer et souvent aussi lorsque celle-ci a encore des répercussions dans le présent. C’est grossièrement l’équivalent en français au passé composé (« j’ai mangé »).

Le Euréka d'Archimdède
La légende attribue le plus célèbre indicatif parfait de l’histoire à Archimède (-287 à -212), lorsqu'en entrant dans son bain il alluma sur le principe du déplacement des corps. Il s’exclama ensuite εὕρηκα (Euréka!), ce qui signifie « j’ai trouvé », dans le sens de « j’ai fini de trouver ». Toute cette affirmation est contenue en un seul mot parce qu’en grec (tout comme en espagnol par exemple), les verbes ont en eux-mêmes les pronoms.

Le parfait dans la Bible
Le parfait est un temps très intéressant parce qu’il est souvent utilisé dans la Bible pour exprimer des grandes vérités théologiques. Il décrit des actions qui viennent d’être complétées, mais dont les effets sont ressentis dans le présent. Parce que le parfait décrit une action complétée, ceci implique que l’action du verbe parfait se produise dans le passé.

Le parfait le plus crucial l’histoire
Jésus, alors qu’il était crucifié à la croix avec pour but conscient de payer la condamnation de tes péchés et de mes péchés, a dit pour dernier mot : « Tetélestai! » (Tetelestai) , ce qui signifie « Tout est accompli », « c’est terminé ».

Avec une grande puissance littéraire, c’est ainsi que se résume la vie et la mort de Jésus dans ce qui peut être perçu comme l’une des affirmations les plus importantes des Écritures. Dans son contexte, le verbe signifie en lui-même « amener à la perfection ». Jésus avait pleinement complétée l’œuvre que Dieu le Père l’avait envoyé faire.

Le temps employé dans cette affirmation fait ressortir encore davantage ce que Jésus communique. Jésus aurait pu utilisé l’aoriste pour dire « le travail est fait », mais il y a plus, il y a de l’espoir pour toi et moi. Parce que Jésus a pleinement complété la tâche, les effets de sa mort à la croix se font encore sentir aujourd’hui en ce qu’à tous est offert le cadeau gratuit du salut.

La crucifixion du Christ c’est le plus grand mal qu’il n’ait jamais été commis. Jésus, Dieu fait homme, saint et sans péché; totalement innocent et voici qu’il est rejeté PUIS crucifié. Mais, renversement magistral! Voilà que Dieu utilise le plus grand mal qui n’ait jamais existé pour en faire le plus grand bien qui n’ait jamais existé; la mort de Jésus est le jugement de Dieu sur son fils à la place de ceux qui méritaient réellement ce jugement, l’humanité! À ma place, à ta place.

Comment Jésus peut-il dire « tout est accompli » alors qu’il meurt crucifié? Parce que ce qu’il souhaitait accomplir c’était d’offrir la vie éternelle à tous ceux qui voudraient reconnaitre leur état de pécheur devant Dieu et recevoir ce pardon avec un cœur brisé. C’est en ce sens que tout est accompli. Est-ce que cette bonne nouvelle est tienne? Elle peut l'être.

Tetelestai !

Quelques nouvelles et requêtes :
  • J’ai commencé mon « cours connexion » à City Church International. C’est un cours de 8 heures où tu es mis au courant sur les positions doctrinales de l’église, son gouvernement, ses finances, ses activités, les attentes envers les membres, etc. Le fait que je sois tombé sur cette église est vraiment une bénédiction. J’ai connecté vraiment rapidement avec le leadership et je vais beaucoup apprendre là-bas à propos de comment rejoindre les gens avec l’évangile selon leurs besoins et contexte.
  • J’ai trouvé mon futur-colloque, ce sera d’ailleurs un fier Ontarien! Il me rejoindra en septembre.
  • J’ai terminé grec 1 jeudi et je commence grec 2 lundi. Niveau résultat scolaire tout va extrêmement bien.
  • J’ai rencontré une charmante madame aujourd’hui alors que nous sommes allé partager l’évangile sous le soleil plombant. Je lui demande comment elle va et elle me dit « Je me sens bénie [...] je suis passée près de la mort 2 fois récemment dont en mai passé suite à des attaques cardiaques massives et je suis tout simplement contente d’être en vie. Mais tout ça ne se compare pas à savoir exactement où tu vas après la mort ». Une charmante madame !

Merci de votre intérêt et je vous souhaite une magnifique semaine!